La jeune Susie Salmon, 14 ans, est violée et assassinée par un de ses voisins, en Pennsylvanie, en décembre 1973. Mais ceci n’est que le début de l’histoire. Susie est au Paradis et s’y ennuie, puisque malgré le fait que tous ses voeux puissent y être exaucés, elle n’a qu’un souhait, le seul qui soit irréalisable: retourner sur terre vers ses proches.

Depuis l’au-delà, Susie regarde son entourage, et peut voir comment chacun fait face à sa disparition. Elle observe aussi son assassin, George Harvey, espérant que quelqu’un le confondra. Mais si son père pense qu’il est le coupable, la police ne semble pas accorder beaucoup de crédit à ses intuitions. Susie suit aussi l’évolution de Ray, le seul garçon qu’elle a embrassé dans sa courte vie, et de Ruth, une fille étrange qui fait une fixation sur elle.

A priori, le sujet de La Nostalgie de l’Ange ne m’attirait absolument pas, mais en lisant beaucoup d’excellentes critiques, j’ai tout de même cédé à la curiosité… J’aurais dû me fier à mes intuitions. Non seulement le style est quelconque (au-delà du fait que la narratrice est sensée être une adolescente de quatorze ans), mais le contenu lui-même est parfaitement insipide. Certains ont pu être frappés par l’originalité d’une narration faite du Paradis, mais cela n’a rien de nouveau (voir par exemple L’Empire des Anges, de Bernard Werber). La traque de l’assassin ne présente aucun élément de suspense, et l’aspect fantastique du roman semble sorti tout droit du film Ghost. Quant à la description des proches et de leur manière de faire le deuil de Susie, qui reste l’élément central du roman, elle ne suscite pas la moindre émotion. Le seul personnage doté d’une certaine profondeur psychologique est celui d’Abigail Salmon, mère de Susie. Les autres n’ont aucun relief, aucune existence au-delà des mots couchés sur le papier. En résumé, on ne ressent aucune empathie pour les personnages, juste l’envie de tourner la dernière page du livre pour les quitter au plus vite…

La Nostalgie de l’Ange jouit d’un grand succès commercial, c’est indéniable. En ce qui me concerne, c’est sûrement le plus mauvais roman que j’ai lu en 2004 et 2003 réunis, et je ne l’ai terminé que pour pouvoir en rendre compte ici, en toute équité…

Note: 1,5/5