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J’avais lu Glacé, en son temps, mais sans avoir été particulièrement emballée, puisque je n’ai pas cherché à connaître la suite des enquêtes du commissaire Martin Servaz. Pourtant, récemment, en lisant, parce qu’on me l’avait offert, N’éteins pas la lumière, j’ai reconnu le talent d’un nouveau maître du thriller à la française. Il me manquait donc la lecture du Cercle, qui vient s’intercaler entre Glacé et N’éteins pas la lumière, pour être à jour avec la série, qui comporte pour le moment trois volumes.

Même s’il n’est pas indispensable d’avoir lu Glacé pour comprendre l’intrigue du Cercle, c’est cependant préférable, car Julian Hirtmann, redoutable psychopathe traqué par Martin Servaz dans Glacé, est très central à l’intrigue. Au début du roman, Servaz est contacté par son amour de jeunesse, Marianne: une femme a été sauvagement assassinée dans la petite ville de Marsac, dans le Sud-Ouest, et le fils de Marianne, Hugo, est le suspect numéro un, puisqu’il a été retrouvé dans un état second au bord de la piscine de la victime.

Avec ses acolytes, Samira Cheung et Vincent Espérandieu, Servaz enquête sur un meurtre qui met en émoi la petite ville universitaire prospère et tranquille, où sa propre fille est étudiante. Servaz est troublé par l’ombre de Hirtmann qui plane sur le meurtre: un CD de Mahler était joué dans la maison de la victime lors de la découverte des faits. Si cette dernière n’aimait pas la musique classique, les oeuvres du compositeur sont en revanche une passion commune à Servaz et à Hirtmann…

Le Cercle est un thriller passionnant, l’action rebondit régulièrement et il n’y a aucun temps mort. Le personnage de Servaz, flic cultivé et latiniste, dont on plonge ici dans le passé estudiantin, gagne en complexité et en nuances.

L’excellente nouvelle, pour les fans de Bernard Minier dont je viens officiellement de rejoindre les rangs, c’est que Une Putain d’histoire, son dernier thriller, sort à la fin du mois. La moins bonne nouvelle, c’est que ce n’est pas la suite des enquêtes de Servaz, et que pour cela, il faudra attendre encore …