Le narrateur, Daniel Sempere, est un jeune homme de dix ans quand l’histoire commence. Il a perdu sa mère, qui a succombé au cholera, au lendemain de la guerre civile. Son père l’emmène un jour dans un endroit secret, le cimetière des livres oubliés. Daniel doit choisir un livre, qu’il adoptera, et dont il assumera la responsabilité. Il choisit un livre d’un inconnu; Julian Carax, dont le titre est L’Ombre du Vent. Il lit le livre en quelques heures, et devient immédiatement fasciné par l’histoire sombre et hantée qu’il découvre. Il veut immédiatement connaître plus d’éléments sur la vie de son mystérieux auteur.

Au cours des années, alors que Daniel grandit, l’obsession de Julian Carax ne le quitte pas, et au gré des rencontres, il récolte de plus en plus d’éléments qui lui permettent de reconstituer peu à peu la trame des événements dramatiques qui ont marqué la vie de l’écrivain. Sa propre existence devient bientôt inextricablement liée à celle de Julian Carax, leurs destinées respectives montrent plusieurs points communs troublants…

L’Ombre du Vent est à la fois un roman initiatique au parfum gothique, un roman historique et un roman d’amour doublé de mystère. C’est aussi un roman qui parle du pouvoir des livres, les mots ayant une vie propre sitôt issus de la plume de l’écrivain. On y identifie de nombreuses inspirations; de Victor Hugo à Gabriel Garcia Marquez en passant par Gaston Leroux, ou plus récemment, Arturo Pérez-Reverte. Voici peut être ce qui manque à ce bon roman pour en faire un excellent roman: une touche personnelle. Tel quel, on se trouve devant du déjà-lu. Du bon déjà-lu, mais du déjà-lu quand même…

Note: 3,5/5