King’s Lynn, dans le Norfolk: Sur une plage bondée, une enfant de quatre ans disparaît. Sa mère, une femme célibataire qui l’a eue trop jeune et n’a jamais réellement voulu d’elle, l’avait laissée seule une quarantaine de minutes pour aller chercher des sandwiches. Les gens de la région tentent de se convaicre que si sa mère l’avait surveillée, cela ne serait pas arrivé. Mais quand une autre petite fille, plus âgée et dotée de parents aimants, disparaît dans la même ville, alors qu’elle se rendait à l’office du dimanche des enfants, tous les parents commencent à se sentir concernés. Quel terrible prédateur sexuel rôde dans les parages? Et quelle stratégie diabolique a-t-il mise au point pour attirer dans ses filets des enfants avertis ?

Dans l’île de Skye, Virginia Quentin, une femme secrète et renfermée qui cache un passé difficile, se porte au secours d’un couple d’allemands qui a fait naufrage. Quand elle décide de les héberger, son mari devine que les ennuis ne font que commencer. En particulier, il se méfie de l’homme du couple, Nathan Moor, qui lui inspire une grande méfiance. Qu’est-ce qui pousse Virginia à sortir de sa réserve pour jouer les bons samaritains? Et quel lourd secret cache-t-elle aux autres, et même à son mari?

Lorsque Les Quentins retournent vivre à King’s Lynn, où est leur résidence principale, les deux histoires, à priori sans rapport l’une avec l’autres, vont se retrouver inextricablement liées, jusqu’à ce que le dénouement final fasse la lumière. Charlotte Link tire les ficelles de cette histoire très prenante avec grande maîtrise. Son point fort est son aptitude à créer une atmosphère oppressante et des personnages à la fois complexes et réalistes. Elle explore des sujets difficiles tels que la culpabilité, une culpabilité qui ronge plusieurs des personnages, qui projette une ombre sur leur vie, et que chacun devra trouver sa façon personnelle de surmonter.

Charlotte Link est allemande, mais ses thrillers, souvent situés en Angleterre (qui, décidément est propice au genre) sont très british et rappellent un peu ceux de certaines reines du genre, telles que Ruth Rendell ou Minette Walters.

Note: 4/5