Le Temps de l’Amour est une saga signée Colleen McCullough (auteur des Oiseaux se cachent pour mourir), qui nous présente une tranche de l’histoire australienne (des années 1860 à 1900), au travers de deux personnages romanesques; Alexander et Elizabeth.

Alexander Kinross est un écossais qui a fait fortune dans les mines d’or en Australie grâce à un flair particulièrement développé et une érudition acquise par les voyages et une immense curiosité d’esprit. Son tempérament volontaire, presque tyrannique, en font un homme respecté de tous. Amoureux d’une tenancière de maison close; Ruby Costevan, une femme dotée d’un tempérament explosif, qui a un fils, Lee, d’un précédent amant chinois, Alexander décide cependant d’épouser sa cousine, Elizabeth, pour prendre sa revanche sur sa famille, qui l’a humilié dans sa jeunesse. Elisabeth n’a que 16 ans, et redoute de quitter les quatre murs dans lesquels elle a été confinée depuis l’enfance par un père avare et étroit d’esprit, afin de traverser les océans pour rejoindre Alexander en Nouvelle-Galles du Sud. Elle craint de ne pas plaire à ce promis qu’elle n’a jamais rencontré. Pour Elizabeth et Alexander, un mariage houleux démarre, car elle ne l’aime pas et le compare même au diable…

Au travers de cette relation difficile et semée d’embûches entre les deux personnages et ceux qui gravitent autour d’eux, McCullough nous présente une vision grandiose de l’Australie à l’époque de la ruée vers l’or, puis de la révolution industrielle et ceci jusqu’à l’aube du XXème siècle. Le titre pourrait faire penser à une histoire " à l’eau de rose" (ceci est due a un choix de traduction plutôt étrange, puisque le titre original The Touch, fait aussi référence aux dons d’Alexander…) McCullough semble s’être bien documentée puisqu’on en apprend pas mal sur la géologie, l’exploitation minière ou encore les progrès industriels et sociaux. Elle soulève des sujets graves tels que le racisme et son impact dans la formation d’un pays tel que l’Australie ou encore la maladie mentale et ses conséquences dévastatrices au sein d’une famille. Si le personnage principal est inspiré et veut suivre les traces d’Alexandre le grand, son homonyme, il semble que le personnage d’Elizabeth est plutôt inspirée de son homonyme à elle, Sissi impératrice d’Autriche. En effet, elle a en commun avec Sissi plusieurs traits de caractère…

Le Temps de l’Amour est un très bon moment de lecture…

Note: 4/5