Titus Cain est un homme qui, malgré sa richesse, a choisi un mode de vie peu ostentatoire. C’est avant tout un homme prudent. Il doit le succès de son entreprise, CaiText, à une excellente gestion, sans risque incontrôlé, et il vit dans une propriété texane équipée d’un bon système d’alarme. Pourtant, un jour où tout bascule pour lui, Titus comprend que le contrôle qu’il croit avoir sur sa vie et son entourage est plus qu’illusoire…

Alors que sa femme est en vacances en Italie avec la femme de l’un de ses amis, Cain, en train de siroter une bière sur sa terrasse, voit quatre hommes s’approcher de lui. Leur meneur, sud-américain d’après l’accent, informe Cain qu’il vient d’être victime d’un kidnapping particulier. Il restera chez lui, tout continuera en apparence comme avant, mais il devra verser régulièrement d’énormes sommes d’argent à des sociétés écrans, pour un total de 64 millions de dollars, sans jamais alerter les autorités. Si Cain déroge aux règles, des connaissances, plus ou moins proches, mourront. Si un paiement arrive en retard, la même sanction sera appliquée. Pour prouver son sérieux, l’inconnu abat les deux chiens de Cain avant de disparaître. Cain ne devrait prévenir personne, mais malgré son désarroi, il entrevoit un peu d’espoir en la personne de Gil Norlin, consultant et ex-officier de la CIA…

La Règle du silence est un bon thriller qui tient en haleine jusqu’à la dernière page. La fin du roman nous laisse supposer qu’une suite est prévue. Bien entendu il ne faut pas s’attendre à un style littéraire, ni même à une grande originalité dans le déroulement de l’action. La Règle du silence n’est pas le type de lecture que je choisis d’habitude, je trouve que ce genre d’histoire sied mieux au cinéma qu’au roman, car beaucoup de scènes sont basées sur un suspense de situation et les personnages possèdent peu de profondeur psychologique. La Règle du silence est un bon roman, vite lu et vite oublié, à emporter cet été à la plage…

Note: 3/5