L’auteur de ce livre pratique, Dominique Loreau, vit au Japon depuis vingt-six ans, et a puisé dans ce pays les sources d’un art de vivre qu’elle propose de mettre en oeuvre dans la vie de tous les jours.

Dominique Loreau nous donne la marche à suivre pour se simplifier la vie, chose à laquelle vise toute personne sensée de plus de 25 ans. Elle dénonce notre société de consommation, qui nous met en état permanent d’insatisfaction en nous faisant prendre le superflu pour l’indispensable. Elle nous propose, en invoquant les principes du bouddhisme zen, de revenir à "l’essentiel et à la quintessence des choses", et nous rappelle que nous avons besoin de peu pour vivre bien. Loreau nous suggère tout d’abord de soigner notre environnement, de débarrasser l’inutile, de faire don des habits qui encombrent notre armoire et que nous ne mettons jamais, des bibelots qui prennent la poussière, et d’harmoniser notre intérieur de manière minimaliste.

Cet ouvrage s’adressant plutôt à un lectorat féminin, l’auteur nous conseille sur le sac à main idéal (et non les sacs à main! un suffit), les soins de beauté qui fonctionnent vraiment et qui sont peu onéreux, la façon de s’alimenter (inspirée des régimes orientaux), qui doit être frugale, ou encore la nécessité de discipliner son corps par l’exercice. En dernier lieu, elle évoque le mental, la nécessité de savoir choisir ses relations, de s’isoler parfois, de méditer pour faire cesser "le flot de "détritus mentaux" qui traversent sans cesse notre esprit".

L’Art de la simplicité est un livre utile, pas le premier du genre, un peu incongru parfois dans la mesure où des sujets "sérieux" côtoient des sujets totalement futiles (le long passage sur le sac à main idéal). J’aime ce genre d’ouvrages car ils fourmillent souvent de bons conseils, faciles à mettre en pratique, et qui simplifient réellement la vie. J’ai en particulier apprécié le passage où l’auteur évoque le rapport aux autres, assez à contre-courant de ce qu’on lit à ce sujet dans des ouvrages similaires. J’ai cependant deux bémols à apporter: 1) Le mode de vie que l’auteur décrit est souvent incompatible avec une vie de famille et convient mieux à un moine tibétain vivant loin de la civilisation (je m’étais fait la même réflexion, il y a quelques années, en lisant le livre de Matthieu Ricard, Plaidoyer pour le bonheur). 2) C’est la même société de consommation que l’auteur critique qui lui permet de vendre son livre.

Ces deux réserves mises à part, j’ai tiré profit de la lecture de cet ouvrage…

Note: 4/5