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L’Ecorchée est la suite de l’époustouflant premier thriller de l’auteur italien Donato Carrisi; Le Chuchoteur.

L’action se situe dans une ville jamais nommée, probablement aux Etats-Unis. Mila Vasquez, l’un des personnages du Chuchoteur, ex-victime du tueur éponyme, est de retour sept ans plus tard. Elle travaille aux Limbes, un département de police qui s’occupe de rechercher les personnes disparues.

Une de ces personnes disparues réapparaît un jour, liée à une scène de crime: une famille entière a été assassinée, à l’exception d’un garçon de dix ans, qui identifie formellement le meurtrier comme un homme disparu une vingtaine d’années auparavant. Ensuite, c’est une femme disparue depuis moins longtemps qui est liée au corps d’un avocat retrouvé dans une love chapel désaffectée. Sur chaque scène de crime, un indice qui renvoie à un autre lieu, vers un autre disparu coupable du crime. Pour la police, il s’agit d’une affaire de terrorisme, mais Mila Vasquez est sur la piste d’un réseau de personnes disparues, d’une secte de gens qui réapparaissent pour commettre des meurtres…

Le Chuchoteur m’avait particulièrement fascinée par sa construction, qui nous amenait d’une scène de crime à une autre, d’un tueur à un autre, dans un feu nourri de rebondissements, de scènes à couper le souffle et de suspense ininterrompu, jusqu’aux dernières pages: un véritable feu d’artifice. Donato Carrisi a amorcé une tentative similaire dans L’Ecorchée, mais la mayonnaise ne prend pas. Le début, en force, intrigue, mais le roman s’essouffle rapidement, et ne parvient jamais à captiver complètement l’intérêt du lecteur ni à garder le rythme. L’intrigue est parfois confuse, rendant nécessaire un chapitre explicatif à la fin. Au feu d’artifice du Chuchoteur succède le pétard mouillé de L’Ecorchée… Même le personnage de Mila m’a paru affadi dans cet opus. C’est dommage…

Le roman se termine néanmoins sur une note de suspense qui laisse espérer que le prochain roman dans la série sera à la hauteur de l’original.