Péchés Mortels est le sixième roman de Donna Leon ayant pour cadre Venise et pour personnage principal le commissaire Guido Brunetti.

C’est le printemps à Venise et Brunetti s’ennuie. Le vice-questeur Patta est parti en vacances et c’est le calme plat, jusqu’au moment où Maria Testa, une femme que Brunetti a connue sous le nom de Suor’ Immacolata, entre dans son bureau. Maria Testa, à présent défroquée, travaillait comme aide-soignante dans la maison de repos où la mère de Brunetti, atteinte d’Alzheimer, finit ses jours. Parce que Brunetti a beaucoup d’estime pour cette femme qui apportait du réconfort à sa mère, il accepte d’enquêter sur quelques morts suspectes dans la dernière maison de repos où a oeuvré l’ancienne religieuse. Le problème, c’est que ces morts ne sont suspectes qu’aux yeux de cette dernière, et que Brunetti, en interrogeant les bénéficiaires des défunts, ne trouve aucun indice pour confirmer les soupçons de  Maria.

Lorsque celle-ci est retrouvée inconsciente, renversée par une voiture, et qu’un peu plus tard l’un des héritiers d’un pensionnaire de la maison de repos décède dans un malencontreux accident, Brunetti est amené à réviser son jugement…

Dans Péchés mortels, on retrouve comme d’habitude le microcosme de Venise, un Brunetti qui fait progresser ses enquêtes grâce à ses nombreuses connexions et aux prouesses informatiques (peu crédibles!) de sa secrétaire la Signorina Elettra, et bien sûr sa femme Paola, au caractère bien trempé. En revanche, l’intrigue elle-même, très simpliste, ne satisfera pas les amateurs de romans policiers bien ficelés. Donna Leon n’essaye même pas de nous lancer sur de fausses pistes. On est loin du très bon Mort à la Fenice. Pourtant, les sujets abordés (la bigoterie religieuse et les sociétés secrètes), semblaient prometteurs: dommage…

Note: 2,5/5