Troisième enquête du Commissaire Guido Brunetti, Un Vénitien Anonyme nous présente une sérénissime bien éloignée de la Venise des touristes et des romantiques. En plein été, alors que la canicule engourdit la ville et que la puanteur des canaux incommode ses habitants, le Commissaire Brunetti attend avec impatience le début de ses vacances: en effet, il compte se mettre au frais avec sa famille, à la montagne. Malheureusement, ses projets vont être rapidement contrecarrés…

Aux alentours des abattoirs de Mestre, dans la banlieue industrielle de Venise, un cadavre d’homme, travesti en talons aiguilles et robe rouge, est retrouvé. L’homme a été sauvagement défiguré, ce qui rend son identification difficile. Bien que Mestre ait sa propre police, un manque d’effectifs passager fait aboutir l’enquête entre les mains de Brunetti. Voyant avec regrets sa famille partir au frais sans lui, supportant depuis quelques jours l’état dépressif du vice-questeur Guiseppe Patta, que sa femme vient de quitter pour un cinéaste pornographe, Brunetti doit en outre résoudre une enquête aux répercutions sanglantes, qui va le mener sur les traces des réseaux de prostitution masculine, ainsi que d’une organisation qui se veut aussi irréprochable qu’intouchable, la Lega della Moralità

Si l’on aime retrouver l’ambiance des romans de Donna Leon et ses personnages bien sympathiques, on ne peut s’empêcher de remarquer que l’énigme d’Un Vénitien Anonyme laisse un peu à désirer, ne présentant aucun élément de surprise réel. On a plutôt affaire à une enquête " à la Columbo", avec un Brunetti en croisade contre la corruption et le meurtre. Un bon moment de lecture tout de même, mais certainement pas une expérience inoubliable…

Note: 3/5