Nick Hawthorne est un journaliste américain sans ambition qui travaille pour de petits journaux locaux et aime vivre sans attaches ni contraintes. Un jour, une carte de l’Australie dégotée chez un bouquiniste lui donne envie de partir découvrir les grands espaces du Bush australien…

Sitôt arrivé à Darwin, Nick commence à déchanter, entre chambres d’hôtels minables et bars sordides. Il rachète un camping-car d’occasion et décide de rouler jusqu’à Perth. Première erreur: Nick roule de nuit et percute un kangourou qui endommage son véhicule. A la vue des kilomètres de désert et sous un soleil de plomb, il renonce presque à ses prétentions d’aventuriers. Mais Nick continue sa route et, dans une station à essence, il rencontre Angie. Angie vient de Wollanup, village très isolé qui ne compte qu’une cinquantaine d’habitants. C’est la première fois, à 20 ans et des poussières, qu’Angie quitte Wollanup. La deuxième erreur de Nick est de coucher avec Angie, car il ne sait absolument pas à quoi il s’engage à ce moment là…

Comme les autres romans de Douglas Kennedy (celui-ci est son premier), Cul-de-sac est une histoire qui nous tient en haleine. Mieux vaut ne pas trop en révéler sur les mésaventures de Nick, mais on en ressort avec un certain dégoût pour le steak de kangourou. Si j’ai pu apprécier dans ses précédents romans son aptitude à cerner les défauts des anglais ou des américains, je ne peux pas juger de sa critique des australiens, n’en ayant jamais côtoyé d’assez près. Disons que Cul-de-sac ne donne pas envie de passer ses prochaines vacances là-bas…

Du très grand suspense… Kennedy capte l’attention du lecteur dès la première ligne et elle ne faiblit pas jusqu’à la fin. Pas de doute, Douglas Kennedy est vraiment une valeur sure du roman à suspense!

Note: 4/5