Le scénariste David Armitage rame depuis plusieurs années à Los Angeles: tous ses scripts sont systématiquement refusés, et malgré les encouragements de son fidèle agent littéraire, Alison, il commence à désespérer. Sa vie personnelle subit le contrecoup de ses échecs: sa femme Lucy, actrice qui n’a jamais décroché de vrai rôle, doit faire du télémarketing pour faire vivre la famille. Seule leur fille Caitlin leur permet de tenir bon…

Un jour, tout change pour David. Le pilote qu’il a écrit pour une série rencontre un succès inattendu, de la part du public et de la critique. Du jour au lendemain, David est propulsé au sommet de la gloire. On lui commande quelques épisodes, puis une saison entière, une deuxième saison, tandis que d’autres projets l’attendent sur  des chaînes concurrentes… David devient en peu de temps relativement riche et très recherché. Producteurs, courtiers en bourses, responsables de chaînes TV, tout le monde s’intéresse soudain à David Armitage. Dans la foulée, David tombe amoureux de Sally Birmingham, directrice des programmes à la Fox. Après quelques mois, sa femme, ayant découvert sa liaison, le quitte. Malgré le remords (tardif), que David éprouve, et le regret de ne plus voir sa fille que les week-ends, il est trop lancé sur le chemin de la gloire pour regarder en arrière…

On s’en doute, les problèmes ne sont pas loin. Nous sommes, après tout, dans un roman de Douglas Kennedy… Ils vont commencer par un petit article d’un journaliste amer et frustré dans un journal à ragots, une accusation de plagiat: trois fois rien, un bon mot qu’Armitage aurait involontairement piqué à un vieux film. Une affaire qu’Hollywood oubliera vite… Et pourtant, ce n’est que le début, pour notre personnage, d’une véritable descente aux enfers…

Comme à son habitude, Kennedy nous fournit un roman "férocement satirique" au suspense insoutenable, et immanquablement, on s’accroche au personnage, malgré ses travers, et on compatit à ses problèmes. Ici, Kennedy s’en prend, pour le plus grand plaisir du lecteur, au monde superficiel et impitoyable de Hollywood, dans lequel "ou on est dans le coup, ou on ne l’est pas. Ou on est lancé, ou on n’existe pas"…

Note: 4/5