Nathan del Amico est le parfait exemple de la success story à l’américaine. Issu d’un milieu modeste, il a gravi les échelons un à un pour se retrouver l’un des avocats les plus en vues de Manhattan, avec un appartement dans un quartier prisé et un compte en banque bien fourni. Sans être devenu quelqu’un qui écrase les autres pour arriver, il a tout de même sacrifié beaucoup sur l’autel de la réussite. En conséquence, sa vie affective est bien vide. Sa femme Mallory, l’amour de sa vie, qu’il a sauvée de la noyade quand ils étaient enfants en manquant d’y laisser la vie, l’a quitté. Il ne voit sa fille de sept ans, Bonnie, que pendant les vacances…

Mais une rencontre avec un homme énigmatique, le docteur Garrett Goodrich, va changer le cours de sa vie. Goodrich a en effet le don particulier de pressentir la mort des gens, et Nathan voit l’acharnement de Goodrich à imposer sa présence comme un fort mauvais augure pour lui. Peu à peu, après la révolte initiale, il décide de mettre de l’ordre dans sa vie, et de consacrer du le temps qu’il lui reste à ses proches…

Disons-le tout de suite, au risque de s’attirer les foudres des groupies de Guillaume Musso (comme je me suis attirées celles des groupies de Marc Lévy en osant m’attaquer à la qualité de sa prose):  Et Après n’est pas de la grande littérature. Le style est médiocre, la tournure de phrase quelconque et le cliché affligeant (du style: "Des images du passé défilèrent dans sa tête comme dans un film en super-huit").

On pourrait en rajouter en disant que ça dégouline de bons sentiments, que ça frise parfois la mièvrerie (je pense à l’échange de lettres entre le jeune Nathan étudiant et Mallory), ce qui ne serait pas faux non plus…

Mais il faut reconnaître à Musso un certain talent pour capter l’attention du lecteur dès le début, et il est vrai que Et Après, est une histoire assez bien troussée qui tient le lecteur en haleine jusqu’à la fin. Alors bonne ou mauvaise littérature ? On ne va pas pinailler. J’ai passé un bon moment en lisant Et Après…

Note: 3,5/5