Comme le titre l’indique, l’écrivain et dramaturge Oscar Wilde est le personnage principal de ce roman. Accompagné du narrateur, son ami le poète Robert Sherard, Wilde, s’inspirant des techniques de Sherlock Holmes, dont son ami, Arthur Conan Doyle, vient d’écrire la première aventure, va enquêter sur un meurtre qu’il découvre par hasard, celui d’un jeune homme de sa connaissance…

Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles est un polar historique sympathique, et, si la dynamique Wilde/Sherard, s’inspirant ouvertement celle de Holmes/Watson, a été trop exploitée au cours des années, et dans le roman et au cinéma, on retrouve en revanche avec grand plaisir l’esprit bien connu d’Oscar Wilde, son sens de la répartie, et les citations qui sont entrées dans la légende du personnage. Ma favorite est certainement celle-ci:

J’ai les goûts les plus simples du monde: je me contente du meilleur.

L’intrigue elle-même n’est pas trop mal ficelée, et Brandreth, dans une postface, explique qu’il n’a pas inventé les rapports d’amitié entre les personnages principaux (Wilde, Sherard et Doyle). Il évoque aussi l’homosexualité de Wilde, quelques années avant le procès qui a causé sa perte, et l’intrigue elle-même tourne autour de la répression des “déviances” dans une époque victorienne qui ne pardonnait rien…

Un roman agréable à lire, mais probablement assez vite oublié…

Note: 3,5/5