Wendy Tines, célèbre présentatrice TV, piège les pédophiles en direct dans son émission. Lorsque Dan Mercer, un homme qui travaille auprès de jeunes en difficulté, tombe dans son traquenard, le cauchemar commence pour lui. De plus, Haley McWaid, une jeune fille de 17 ans, disparaît de chez elle, et, trois mois plus tard, un indice est trouvé qui accuse Dan de sa disparition. Malgré toutes ces preuves accablantes, Wendy commence à avoir des doutes sur la culpabilité de Dan, et se met à enquêter sur son passé, un passé qui rassemble cinq jeunes hommes dans une résidence pour étudiants de Princeton.

Comme tous les romans d’Harlan Coben, Faute de preuves est chargé en suspense et en rebondissements. On pourrait reprocher à Coben des intrigues qui frisent un peu l’invraisemblable, mais on lui pardonne aisément car on n’est jamais déçu du voyage. La complexité de l’histoire garantit que l’on ne puisse jamais deviner où Coben nous mène, même si parfois, si l’on est habitué à son style, on peut deviner quelques-uns des retournements de situation…

Fautes de preuves est un thriller dont le thème est le pardon son contraire, la vengeance. Les personnages de ce roman se trouvent devant ces deux alternatives et chacun choisit sa voie… Coben incorpore à ses intrigues les nouvelles technologies (ici, notamment les réseaux sociaux comme facebook), ce qui change des romans dans lequel de vieux inspecteurs qui feraient mieux de prendre leur retraite sont toujours réfractaires à l’utilisation d’un simple ordinateur. À noter que si ce roman est ce que l’on appelle en anglais un stand-alone (il ne fait pas partie d’une série), et si le héros de Coben, Myron Bolitar, n’y fait pas son apparition, on y retrouve cependant son ami Win dans le rôle d’un ancien amant de Wendy…

Du très bon suspense, par une valeur sûre du thriller américain.

Note: 4/5