L’Empire des Loups est le quatrième roman de Jean-Christophe Grangé, auteur du Vol des Cigognes, des Rivières Pourpres et du Concile de Pierre. La bonne nouvelle, c’est que chacun de ses romans est encore mieux que le précédent…

Anna Heymes, femme d’un haut fonctionnaire parisien, souffre de troubles amnésiques de plus en plus fréquents et durables: l’espace d’un instant, elle ne reconnaît plus certains visages, et en particulier celui de son mari. Lorsque le neurologue qui s’occupe de son cas suggère une biopsie du cerveau, Anna prend peur et, à l’insu de son mari, commence à rechercher d’autres diagnostics.

A quelques kilomètres de là, le Commissaire Paul Nerteaux à qui l’on a confié l’enquête qui pourrait faire de lui un héro aux yeux de sa fille, se trouve dans une impasse. Trois femmes non identifiées ont été assassinées et sauvagement mutilées dans le quartier turc. Une seule solution s’impose à lui: demander l’aide de Jean-Louis Schiffer, un flic retraité aux méthodes douteuses et à la réputation ambiguë. En effet, Schiffer parle turc et possède en outre une expertise parfaite du quartier oriental et des différents groupes qui en forment la population.

Tandis qu’Anna essaie de décrypter les zones d’ombre de son cerveau, les deux policiers poursuivent l’enquête la plus haletante de leur carrière, sur les traces d’un mystérieux tueur de femmes rousses. Petit à petit, la connexion se tisse entre les deux histoires, jusqu’au dénouement final…

Comme à son habitude, Grangé a l’art de nous lancer sur des fausses pistes. Lorsque le lecteur croit avoir trouvé la solution, l’histoire prend une autre direction, inattendue. Une fois de plus, il ne faut pas se soucier de la vraisemblance, et même parfois de la cohérence de l’histoire, qui deviennent des détails mineurs. Grangé sait captiver le lecteur dès la première page, et ne relâche pas ses efforts jusqu’à la dernière page. Il utilise toujours de manière intelligente les informations qu’il a collectées pour réaliser ses reportages, mêlant géopolitique et fiction, science et intrigue policière, faits réels et extrapolation, dans le seul but de fasciner son lecteur. Et il y réussit une fois de plus…

456 pages à lire durant un week-end: quand on s’immerge dans un Grangé on n’interrompt sa lecture qu’avec difficulté…

Note: 4/5