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J’adore les polars nordiques. Presque autant que les polars anglo-saxons, parfois plus. Camilla Läckberg, Johan Theorin, Jussi Adler Olsen, sont des auteurs dont je guette les parutions. Ainsi, lorsque j’ai vu dans ma librairie 3 romans poches d’une auteur suédoise de polars que je ne connaissais pas encore, Kristina Ohlsson, j’ai voulu lui donner une chance en achetant le premier de la série…

Frederika Bergman est une universitaire récemment engagée à la brigade criminelle de Stockholm. Ses collègues, Alex Recht et Peder Rydh, la trouvent froide et hautaine, se méfient d’elle et croient qu’elle n’a pas sa place dans la police. Elle même en doute. Sa vie privée est compliquée: elle a depuis plusieurs années une relation avec un homme marié, et sans en parler à celui-ci, elle vient de faire la demande d’adoption d’un enfant.

Lorsque une fillette est enlevée à bord du train qui relie Göteborg à Stockholm, Alex et Peter pensent d’abord qu’il s’agit d’une vengeance du père de la petite, un homme violent avec sa femme mais qui ne s’en est jamais pris à leur fille. C’est pourquoi ils ne sont pas très inquiets. Frederika, elle, a une autre intuition et se demande qui est cette jeune femme qui a retenu la mère en lui demandant un service sur le quai de la gare de Flemingsberg, alors que le train allait repartir. Bientôt, la fillette est retrouvée assassinée, confirmant les craintes de Frederika. Une course contre la montre s’engage alors, car l’assassin pourrait vouloir s’en prendre à d’autres jeunes victimes.

Les Enfants des cendres est un roman qui se met lentement en place, dont l’intrigue prend du temps à démarrer, mais dont les événements s’accélèrent ensuite vers un final trépidant. Les personnages: Frederika et sa vie compliquée, ses talents d’enquêtrice et sa compassion sous une apparence froide et une certaine maladresse, Alex, avec ses soucis de père et ses 25 ans de métier, Peder, avec ses problèmes de couple et son frère handicapé, deviennent attachants au fil des pages. Si Frederika Bergman n’a pas la flamboyance d’une Erica Falck, elle reste un personnage intéressant, et j’ai l’espoir de voir les intrigues de Kristina Ohlsson s’étoffer avec le temps.

Bon premier roman, sans étincelles, mais qui me donne l’envie de tenter le deuxième polar de la série, La Fille aux tatouages.