[yasr_overall_rating]

Thomas Kilbride est schizophrène, il passe le plus clair de son temps sur Whirl360, l’équivalent fictif de Google Maps, pour mémoriser tout ce qu’il voit en parcourant les rues derrière l’écran de son ordinateur: en effet, il est persuadé qu’il travaille pour la CIA, et que lorsqu’un futur bug informatique à échelle planétaire se produira, ses connaissances seront indispensables. Un jour, en arpentant virtuellement une rue de New York, il voit, à une fenêtre, ce qui ressemble à une femme étouffée par un sac maintenu sur sa tête. Il en parle à son frère Ray, qui s’est momentanément installé avec lui, dans la maison de leur père, après la mort accidentelle de ce dernier. Ray est tout d’abord sceptique…

Comme tous les thrillers de Linwood Barclay, Fenêtre sur crime développe une intrigue complexe et trépidante, qui ne laisse pas au lecteur le temps de souffler. Si une partie de la narration se focalise sur Thomas et son frère Ray, une autre suit une redoutable tueuse professionnelle aux ordres de gens particulièrement puissants et prêts à tout pour couvrir leurs méfaits. Jusqu’à la fin, on se laisse emporter par le rythme de cette histoire habilement construite, qui nous réserve des surprises jusqu’à la toute dernière page.

Fenêtre sur crime est à recommander aux amateurs de thrillers bien rythmés et bien ficelés: Linwood Barclay est un auteur de la même veine que Harlan Coben, mais ses intrigues sont moins emberlificotées, et donc souvent y gagnent en efficacité.