Josh Brolin a commencé sa carrière au FBI mais a finalement préféré intégrer les rangs de la police de Portland, Oregon, où il pense être plus à même de montrer ce qu’il sait faire sur le terrain. Sa spécialité est le profiling. En se mettant dans la peau du tueur grâce aux indices laissés sur les scènes du crime, il remonte aux sources du mal…

Justement, un tueur en série, Leland Beaumont, sévit à Portland. Brolin réussit à le retrouver au moment où il s’apprête à mutiler Juliette Lafayette, étudiante en psychologie, et l’abat. Un an plus tard, une femme est retrouvée morte et mutilée: la signature du tueur est celle de Leland Beaumont: S’agirait-il d’un copycat ou du fantôme de Beaumont?

Pour Josh Brolin commence une véritable descente en enfer, sur les traces de Dante et d’un meurtrier qui semble s’en inspirer. Maxime Chattam, que je découvre avec ce premier roman, s’inspire de Thomas Harris pour produire une histoire à déconseiller aux âmes sensibles. Rituels sataniques, scènes du crime effroyables, autopsies détaillées, rien n’est épargné au lecteur…

L’Âme du Mal est un roman qui tient le lecteur en haleine, mais dont le final, en essayant d’horrifier le lecteur façon Seven ou Le Silence des Agneaux, tourne au grotesque, ôtant toute crédibilité à l’histoire. Quand aux références littéraires (Dante, ouvrages de sorcellerie), elles restent très superficielles. On sent que l’auteur n’ose pas vraiment s’aventurer sur un terrain qu’il ne maîtrise probablement pas.

Finalement, L’Âme du Mal de Maxime Chattam ne m’a pas entièrement convaincue et je lui préfère Patricia Cornwell (plus réaliste) ou Jean-Christophe Grangé (plus original). Un roman vite lu, et certainement vite oublié. Je ne pense pas m’intéresser aux deux autres volumes de la trilogie…

Note: 2,5/5