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N’oublier jamais est un thriller qui raconte à la première personne l’histoire de Jamal, un jeune homme infirme impliqué dans une histoire incompréhensible: alors qu’il faisait son footing au bord d’une falaise d’Yport, il trouve une jeune femme pleurant au bord de la falaise. Il lui tend un écharpe rouge qu’il vient de trouver dans un buisson pour la ramener doucement à la sécurité, et la jeune femme, lui arrachant l’écharpe des mains, se jette dans le vide. Lorsque Jamal, horrifié, découvre le cadavre en bas de la falaise, celui-ci a l’écharpe enroulée autour du cou. Les témoins qui l’ont vue tomber ne peuvent pas dire si elle a été poussée ou si elle s’est jetée volontairement.

De là se met en place une machination effroyable, puisque Jamal reçoit des enveloppes contenant des coupures de journaux datant de dix ans auparavant, alors qu’une autre jeune femme était découverte en bas de la même falaise dans des circonstances similaires. Jamal sent le piège se refermer autour de lui lorsqu’il est soupçonné du meurtre de la jeune femme…

Je ne vais pas faire durer le suspense plus longtemps: je n’ai pas aimé N’oublier jamais. Comme je n’avais pas aimé non plus Comme un avion sans elle. En fait, après ma première expérience, je n’aurais pas lu un autre roman de Michel Bussi si je ne l’avais reçu en cadeau. Mon problème principal n’est pas avec l’histoire elle-même, qui est relativement habile bien qu’un peu tirée par les cheveux, mais avec le style de l’auteur.

En toute franchise, je n’aime pas sa façon d’écrire, son style trop oral, sans aucun charme à mon goût, et ses références constantes et pas forcément nécessaires à la culture populaire: cela va des titres issus de chansons, aux surnoms des personnages, aux personnages eux-mêmes (à tort ou à raison, le personnage principal Jamal, me semble inspiré du comédien Jamel Debbouze. Je n’ai rien contre le comédien lui-même, mais je n’aime pas identifier les personnages de fiction à des personnages réels, cela me donne l’impression que l’auteur a écrit son roman en pensant au film qui pourrait en être tiré). Toutes ces références répétées à la pop culture m’empêchent de m’évader dans le monde de la fiction…

Bref, il y a juste incompatibilité entre cet auteur et cette lectrice, et je crois pouvoir affirmer que je ne lirai plus de livres de cet auteur. Désolée pour les fans, mais si Bussi semble faire partie des auteurs de romans policiers français les plus appréciés, je continuerai pour ma part à conseiller Thilliez, Vargas, ou Minier…