screen-shot-2016-12-23-at-09-31-57Avec Code 93, Norek nous plonge dans l’un des départements le plus sensible de France: le 93, c’est-à-dire la Seine-Saint-Denis. Et comme Norek est policier avant d’être écrivain, ce qui frappe au premier abord est le réalisme de son polar et la précision, au niveau procédures et méthodes policières. On est donc dans le style réaliste, s’éloignant des thrillers où psychopathes et mise en scène gore dominent, façon Grangé ou Thilliez. Quoique, question mise en scène des meurtres, Norek n’est pas en reste …

Le capitaine Coste, homme discret et de grand sang froid, est appelé sur un scène de crime. Un homme émasculé et au pull criblé de balles. Première surprise: le pull ne lui appartient pas et son corps ne comporte aucune trace de balles. Deuxième surprise : l’homme se réveille à la morgue, lui valant le surnom du “zombie”. Lorsqu’un autre homme, carbonisé, dans un appart qui ne comporte aucune trace de feu, est découvert, il ne manque que l’imagination de certains pour qu’on parle d’auto-combustion. Des victimes apparemment en lien avec un secret que certains dans la police cherchent à cacher: le Code 93. Ou comment certains dossiers de victimes “transparentes” (prostituées, SDF) disparaissent. Jusqu’au dossier de la jeune Camille, qui, elle, est recherchée par ses proches…

Les deux pans de l’histoire se rejoignent et on suit bientôt le parcours d’un tueur impitoyable animé par l’esprit de vengeance…

Côté enquêteurs, on découvre, aux côtés d’un Coste amoureux de la médecin légiste, sa nouvelle associée, Johanna, que les autres hommes du groupe ont un peu de peine à accepter et appellent “Le Camion” et qui n’est pas sans rappeler la fameuse Retancourt créée par Vargas…

Une brochette de personnages attachants, des dialogues plutôt réussis, une écriture précise, une enquête dans laquelle j’ai eu un peu de peine à entrer, mais qui ensuite n’a plus lâché mon attention, sont les atouts de ce polar. Pour le côté plus mitigé, le fait qu’il n’y ait pas réellement de suspense sur l’identité du coupable.

Je ne suis en général pas fan du réalisme à la française, mais je pense que je lirai avec plaisir d’autres enquêtes du capitaine Coste…