Mémoires Mortes est, après Postmortem, le deuxième volet des enquêtes du médecin légiste Kay Scarpetta.

La romancière Beryl Madison, que peu de personnes connaissaient sous son vrai nom, puisqu’elle publiait ses livres sous des pseudonymes, se fait assassiner alors qu’elle venait de rentrer chez elle à Richmond, après plusieurs mois d’absence. Pour Kay et l’inspecteur Marino, qui ont trouvé chez elle des copies de lettres qu’elle écrivait à un certain M. et dans lesquelles elle disait craindre pour sa vie, ceci n’est pas surprenant. Le meurtrier, qui harcelait Beryl depuis quelques mois déjà, probablement mis en rage par sa soudaine fuite à Key West, n’a attendu que son retour pour lui faire payer cet affront. Sur la scène du crime, Kay peut lire la détermination du meurtrier, son acharnement contre Beryl, mais elle est déroutée par la présence de 10 types de fibres différentes prélevées sur le lieux du crime et sans lien avec quoi que ce soit se trouvant chez la victime. Une fibre orange, notamment, intrigue tous les experts…

Alors que l’enquête démarre à peine, Kay est contactée par Mark, un ancien amant qui lui a brisé le coeur alors qu’elle n’était encore qu’étudiante en droit à Georgetown. Mark, qui est avocat, veut prévenir Kay contre un certain Sparacino, avocat véreux, qui s’occupait des intérêts de Beryl, et qui cherche à tout prix à mettre la main sur son dernier manuscrit. Nul n’a aperçu ledit manuscrit, mais Sparacino compte bien mettre sa disparition sur le dos de Kay… Mais Kay commence très vite à avoir des doutes sur Mark: est-il sincère? Joue-t-il un double jeu? et si oui, dans quel but? Comme cela semble être son habitude, Kay se jette corps et âme dans ce nouveau cas, éprouvant beaucoup d’empathie pour la défunte, au mépris des dangers qui la guettent…

J’avais préféré Postmortem à ce deuxième volet. Après un début très réussi, l’histoire part un peu dans toutes les directions, au détriment d’un suspense soutenu. Il est un peu dommage aussi que la trame de l’histoire copie celle de Postmortem, avec une Kay qui devient à nouveau la cible. Si cela pouvait paraître crédible la première fois, là on n’y crois plus beaucoup. Et si dans le troisième volet cela se reproduit, là pour le coup, je risque d’abandonner la série. Ce serait dommage… D’autant plus que j’aime bien les personnages, surtout Marino, grincheux, intolérant, cynique, mais prêt à tout pour veiller sur Kay. Tout ce qui a trait au travail des scientifiques qui épluchent la scène du crime, et analysent les moindres éléments suspects est passionnant. Cet aspect là était plus présent dans Postmortem, j’espère qu’il reviendra en force par la suite.

C’est donc un "Peut mieux faire"…

Note: 3/5