Ferdinand Bond est producteur de cinéma et vit avec sa fille autiste de huit ans, Clara. Sa femme Lorna est partie depuis plusieurs années, ne pouvant plus supporter le désespoir lié à la situation de Clara et à son peu d’évolution. Un jour, en apparence comme les autres, Ferdinand découvre un texte mystérieux dans le cahier dans lequel sa fille effectue ses gribouillages. Il est daté du futur, et réfère à une ville en Alaska. Ferdinand, qui ne croit pas au surnaturel, essaie de savoir pourquoi sa fille, incapable de parler et encore moins d’écrire, semble se faire l’écho d’une voix du futur. Ce qu’il va découvrir pourrait bien le mener aux racines du mal de Clara, dans un petit village d’Ardèche où le passé ne veut pas se faire oublier…

Le Silence de Clara est une histoire envoûtante et captivante, dans la lignée des quelques récits fantastiques écrits par Cauvin, tels que Haute Pierre ou Werther, Ce soir (si je me souviens bien, ma lecture de ces deux romans remontant à une bonne vingtaine d’années). On y retrouve bien sûr l’humour de l’auteur, un antihéros sympathique, une inévitable histoire d’amour, et un peu de mystère pour pimenter le tout. Comme d’habitude, lire un roman de Patrick Cauvin est toujours un bon moment de détente, sans gros travail intellectuel à fournir de la part du lecteur.

Patrick Cauvin, en auteur populaire qui possède une parfaite maîtrise de l’écriture, pourrait donner quelques cours de style aux auteurs de romans à gros tirages de la nouvelle génération, tels que Marc Lévy et Guillaume Musso…

Note: 4/5