Rosette Poletti et Barbara Dobbs sont spécialistes de soins infirmiers, de l’enseignement de la santé et de l’accompagnement. Ensemble, elles ont écrit une série de courts ouvrages concernant le domaine du bien-être.

Dans celui-ci, Se désencombrer de l’inutile, les deux auteurs nous recommandent, pour trouver le chemin qui mène à l’harmonie et la paix intérieure, de lâcher ce qui nous encombre et nous empêche de progresser. Ce désencombrement est tout d’abord physique, puisque si notre maison est encombrée de biens de consommation inutiles, nous perdons de vue l’indispensable, nous passons un temps considérable à chercher ce dont nous avons besoin ou à ranger ce dont nous pourrions fort bien nous passer.

Le désencombrement mental, lui, consiste à nous départir de croyances erronées, de ne pas nous enfermer dans nos préjugés et à être plus indulgents avec les autres et avec nous-mêmes. Pour cela, il faut arrêter de voir les choses en noir et blanc, et au lieu de condamner une manière de penser différente de la nôtre, d’essayer de comprendre ce qui a pu amener autrui à l’adopter. Ce n’est qu’en bousculant nos certitudes et en ayant un regard bienveillant sur le monde que l’on peut arriver à être en accord avec soi-même et avec les autres.

Le désencombrement émotionnel, lui, nous permet de comprendre que, puisque nous n’avons aucune prise sur le passé ou sur le futur, il faut accepter de vivre au présent. Il faut aussi comprendre qu’outre le passé et le futur, nous n’avons également aucun contrôle sur autrui, et sur l’image qu’il a de nous. Il faut donc arrêter de vivre en fonction du regard des autres. Il faut être capable aussi, parfois, de "faire le deuil d’un deuil", ou de savoir pardonner, non pour les autres, mais tout simplement pour soi, pour pouvoir continuer plus "léger". Il faut aussi se débarrasser "des valises émotionnelles qui ne nous appartiennent pas", des deuils non surmontés ou des rancunes et ressentiments qui hantent des familles depuis plusieurs générations parfois.

Enfin, nous disent les auteurs, il faut aussi se désencombrer spirituellement, trouver son propre système de croyance (ou d’incroyance), sa propre éthique, en rejettant parfois l’enseignement assené, avec ses règles, ses lois, souvent génératrices de culpabilité. Il faut rejeter ce qui enferme pour s’ouvrir à une spiritualité plus libre.

Se désencombrer de l’inutile est un ouvrage très bref mais qui est efficace en ce qu’il cible bien son message, et qu’il est une aide pour ceux d’entre nous qui cherchent à accéder à plus de sérénité sans savoir toujours comment s’y prendre…

Terminons par ces mots de Maître Eckhart, repris par Rosette Poletti et Barbara Dobbs:

La vie spirituelle n’est pas un processus d’addition, mais plutôt de soustraction.

Note: 4/5