Je ne connaissais pas encore la série mettant en scène l’inspectrice de la criminelle Jane Rizzoli et son amie, la médecin légiste Maura Isles. Un duo célèbre à présent, puisque même adapté à la télévision…

Dans ce volume de leurs aventures, Maura Isles rencontre un incident heureusement peu fréquent à la morgue: l’un des “cadavres” se réveille: une jeune femme qui tente de se rebeller avant d’être maîtrisée par les ambulanciers et conduite à l’hôpital. Pendant ce temps, Jane Rizzoli, enceinte de 9 mois, perd les eaux et se rend elle aussi à l’hôpital pour accoucher. Par un malencontreux hasard, la jeune femme réveillée d’entre les morts parvient à se libérer et prend quelques personnes en otage, dont Jane.

Dans une course effrénée contre la montre, le mari de Jane, Gabriel Dean, agent du FBI, essaie de comprendre qui est cette jeune femme et pourquoi elle a pris des gens en otage, d’autant plus qu’un homme armé est entretemps venu à son renfort. Que cherche à accomplir l’inconnue?  Pourquoi fait-on intervenir la brigade anti-terroriste alors que cela ne semble pas être un acte terroriste? Et surtout, pourquoi toutes les agences gouvernementales semblent-elles s’intéresser à cette affaire? C’est ce que va tenter de savoir Gabriel tout en tentant de protéger l’identité de sa femme, afin que son statut de policière n’en fasse pas une cible pour ceux qui la tiennent captive. Mais c’est sans compter sur la curiosité de la presse et son goût pour le scoop…

Au bout de la nuit est un roman bien rythmé, un thriller non dénué d’humour grâce notamment au caractère bien trempé de Jane Rizzoli. L’action est présente tout au long du récit, et une alternance entre le récit focalisé sur la prise d’otage et le point de vue d’une narratrice nommée Mila, deux fils de l’histoire qui se rejoindront à la fin, permet d’augmenter encore l’effet de suspense. Au bout de la nuit n’est pas de la grande littérature, mais un polar efficace pour tous les fans du genre…

Note: 3,5/5