Le soir de ses 20 ans, le 8 mai 2001, Jeremy Delègue se suicide, après avoir déclaré sa flamme à Victoria, son amour d’enfance, et compris que cette dernière ne l’aimait pas et aller en épouser un autre. Un an plus tard jour pour jour, il se réveille aux côtés de Victoria. Il n’a aucun souvenir des jours qui ont suivi son "suicide", mais savoure le bonheur de se retrouver auprès de celle qu’il aime.

Pourtant, au cours de cette journée, Jeremy réalise que celui qu’il est devenu en un an s’éloigne un peu de sa propre personnalité, rien de bien inquiétant, mais quand même… Puis, au cours de la soirée, il est saisi d’angoisse et tombe dans l’inconscience… Pour se réveiller deux ans plus tard.

Jeremy se rend compte que sa vie lui échappe, qu’il n’en est plus le maître, et de crise de lucidité en crise de lucidité, il tente de comprendre celui qu’il est le reste du temps, celui qui vit à sa place et gâche le bonheur qui pourrait être le sien, cet autre lui-même, égoïste, méchant, et peut-être même dangereux…

J’aurais préféré vivre est un roman à suspense qui se lit en à peine quelques heures, et qui réussit à tenir le lecteur en haleine, tandis qu’il essaie de comprendre, en même temps que le personnage, ce qui lui arrive. Ce roman rappelle ceux de Guillaume Musso (mais l’écriture est un peu mieux maîtrisée que dans les romans de ce dernier), et, malgré une fin assez prévisible, il constitue une agréable lecture pour un après-midi d’été…

Note: 3,5/5